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C'est la quarte augmentée de la tonalité principale du morceau. Agrémentée d'un effet d'ajustement vers l'aigu, elle donne une sonorité particulière caractéristique du blues. Très utilisée dans le jazz, elle a probablement pour origine la musique africaine dans laquelle le tempérament n'existait pas et fut probablement introduite au début du blues par les esclaves noirs américains.
Note typique du blues. La tierce qui voyage de la tierce mineure vers la tierce majeure (plus proche de la tierce mineure) ; la quinte tirant vers la quinte diminuée, et la 7e mineure tirant vers la 6e. L'instrumentiste tente d'imiter la complainte du chanteur.
xxx C'est également le nom d'un célèbre label de jazz.
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Imitation par les blancs des chansons traditionnelles afro-américaines. Quoique souvent irrespectueuses à l'égard des noirs, les Coon songs étaient très populaires aux Etats-Unis entre 1880 et 1920.
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Métrique divisant chaque temps en sous-unités multiples de deux (croches, doubles-croches, etc). Le jazz "classique" utilise pratiquement exclusivement une pulsation ternaire. Par contre le jazz rock, le jazz fusion et le latin jazz utilisent souvent les métriques binaires.
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Style essentiellement pianistique, syncopé (placé sur les temps faibles) et entièrement écrit. Il est le fait de pianistes ayant une bonne culture musicale qui connaissaient la musique européenne. Très populaire entre 1850 et 1920. Succession de thèmes différents de 16 mesures.
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Mot anglais signifiant "poursuite", et désignant la succession d'au moins deux solistes, improvisant tour à tour sur des portions d'un thème (toutes les 4 mesures, toutes les 2 mesures, etc). Cette formule, où chacun doit "répondre" à une phrase improvisée, est très stimulante pour les participants qui peuvent laisser libre cours à leur inventivité et leur virtuosité.
L'utilisation la plus commune de cette formule est celle qui permet des échanges entre orchestre et batterie. Ce sont les fameux "4-4" où un "soufflant" ou le pianiste improvisent quatre mesures accompagnées par la section rythmique et le batteur "répond" par quatre mesures en solo.
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Rythme spécial découlant d'un pas en usage dans les danses d'esclaves. C'est le rythme de la main gauche des pianistes de boogie woogie, ensuite transposé à la section rythmique toute entière. Les orchestres de Louis Jordan et Louis Prima en faisaient un usage intensif. Chez les batteurs, Sam Woodyard était un spécialiste de ce rythme.
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