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Style essentiellement pianistique, syncopé (placé sur les temps faibles) et entièrement écrit. Il est le fait de pianistes ayant une bonne culture musicale qui connaissaient la musique européenne. Très populaire entre 1850 et 1920. Succession de thèmes différents de 16 mesures.
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Rythme spécial découlant d'un pas en usage dans les danses d'esclaves. C'est le rythme de la main gauche des pianistes de boogie woogie, ensuite transposé à la section rythmique toute entière. Les orchestres de Louis Jordan et Louis Prima en faisaient un usage intensif. Chez les batteurs, Sam Woodyard était un spécialiste de ce rythme.
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Littéralement "enjambement", c'est un style de piano, où, sur un morceau à 4 temps, la main gauche joue des notes de basses sur le 1e et le 3e temps, et des accords sur les 2e et 4e temps, pendant que la main droite joue une ligne mélodique (thème ou improvisation). C'est une des caractéristiques essentielles du ragtime "moderne" des années 1920.
Parmi les pianistes spécialistes de ce style, on peut citer James P. Johnson, Luckey Roberts, Willie "The Lion" Smith, Art Tatum ou Fats Waller.
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Contrairement à ce que la traduction pourrait suggérer, il ne s'agit pas d'un livre "bidon" ni d'un livre "falsifié". En effet, le verbe "fake" peut également signifier "improviser".
Il s'agit donc d'un livre proposant des lead sheets, des partitions qui comportent, pour un standard de jazz, la ligne mélodique du thème et sa grille harmonique. La grille harmonique servant de support à l'improvisation, il est important qu'elle soit exacte et riche. La plupart de ces livres existent dans plusieurs tonalités afin de pouvoir être utilisés par les "instruments transpositeurs" (même si, dans l'absolu, un bon musicien sait "transposer à vue"). Pour la trompette, le saxophone soprano, le saxophone ténor et la clarinette, on utilise l'édition en "si bémol". Pour le saxophone alto et le saxophone baryton, l'édition en "mi bémol". Les autres musiciens (piano, guitare, trombone, etc.) utilisent l'édition en ut.
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Boucle de quelques mesures basée sur 2 ou 3 accords sur lequel le soliste peut improviser. On utilise ce type de boucles, soit entre les chorus, soit à la fin d'un morceau.
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C'est la quarte augmentée de la tonalité principale du morceau. Agrémentée d'un effet d'ajustement vers l'aigu, elle donne une sonorité particulière caractéristique du blues. Très utilisée dans le jazz, elle a probablement pour origine la musique africaine dans laquelle le tempérament n'existait pas et fut probablement introduite au début du blues par les esclaves noirs américains.
Note typique du blues. La tierce qui voyage de la tierce mineure vers la tierce majeure (plus proche de la tierce mineure) ; la quinte tirant vers la quinte diminuée, et la 7e mineure tirant vers la 6e. L'instrumentiste tente d'imiter la complainte du chanteur.
xxx C'est également le nom d'un célèbre label de jazz.
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