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Contrairement à ce que la traduction pourrait suggérer, il ne s'agit pas d'un livre "bidon" ni d'un livre "falsifié". En effet, le verbe "fake" peut également signifier "improviser".
Il s'agit donc d'un livre proposant des lead sheets, des partitions qui comportent, pour un standard de jazz, la ligne mélodique du thème et sa grille harmonique. La grille harmonique servant de support à l'improvisation, il est important qu'elle soit exacte et riche. La plupart de ces livres existent dans plusieurs tonalités afin de pouvoir être utilisés par les "instruments transpositeurs" (même si, dans l'absolu, un bon musicien sait "transposer à vue"). Pour la trompette, le saxophone soprano, le saxophone ténor et la clarinette, on utilise l'édition en "si bémol". Pour le saxophone alto et le saxophone baryton, l'édition en "mi bémol". Les autres musiciens (piano, guitare, trombone, etc.) utilisent l'édition en ut.
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Décomposition du temps en 3 pulsations au lieu de 2 (binaire). Jouer en ternaire est une des caractéristiques du jazz.
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Instrument de musique à vent de la famille des saxhorns, sous-famille des cuivres inventée par Adolphe Sax. Son tube conique rend l'accès au registre aigu difficile mais permet une réponse rapide et surtout un son très doux et "rond". On retrouve cet instrument dans les brass-bands, harmonies, fanfares où il est utilisé pour ses qualités sonores dans le grave et le médium.
En jazz, il est souvent utilisé comme instrument soliste, mais rares sont les jazzmen qui n'utilisent que cet instrument.
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En anglais, ce mot désigne le refrain d'un morceau. Les chansons de Broadway étaient composées d'un premier thème, le verse (une sorte d'"introduction") suivi d'un deuxième (souvent de 32 mesures de forme AA'BA ou ABA'C) considéré comme le "refrain du morceau", et qui est en fait la partie la plus connue. Les jazzmen ayant l'habitude de ne jouer et de n'improviser que sur ce "refrain", le terme est parfois employé comme synonyme de "thème".
Seuls quelques rares fake books (par exemple, le Vocal Real Book) contiennent les transcriptions intégrales des chansons de Broadway. Dans les autres, on ne trouve que cette partie, sur laquelle les jazzmen ont l'habitude d'improviser.
L'expression "prendre un chorus" signifie prendre un solo sur un thème, quelle que soit sa structure. Prendre deux chorus (ou plus), c'est improviser deux fois de suite (ou plus) sur la grille harmonique du thème. Exemple : au Newport Jazz Festival de 1956, le saxophoniste Paul Gonsalves entre dans l'histoire en jouant 27 chorus successifs sur Diminuendo And Crescendo In Blue (de Duke Ellington).
"Prendre un chorus" peut aussi vouloir dire prendre un solo, quelle que soit sa longueur (un thème, plusieurs fois le thème, une partie d'un thème, sur une "boucle modale", etc.). On utilise parfois le néologisme "chorusser" comme synonyme d'improviser. Par exemple, on dit d'un musicien qu'il "chorusse bien" s'il est bon improvisateur.
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Courant musical né de la fusion du trip hop et de world music à la fin des années 80, marqué par un rythme lent ( max. 90 bpm) et des mélodies "planantes". On l'associe souvent au courant "electro".
Synonyme : downbeat.
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Formation orchestrale d'une vingtaine de musiciens, comportant tous les instruments traditionnels du jazz (piano, guitare, contrebasse, batterie, saxophones, trombones, trompettes, etc). Le nombre de musiciens permet de varier les chorus et d'arranger de puissantes interventions de l'orchestre. Ce type de formation connut son apogée dans les années 1960.
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