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En anglais, ce mot désigne le refrain d'un morceau. Les chansons de Broadway étaient composées d'un premier thème, le verse (une sorte d'"introduction") suivi d'un deuxième (souvent de 32 mesures de forme AA'BA ou ABA'C) considéré comme le "refrain du morceau", et qui est en fait la partie la plus connue. Les jazzmen ayant l'habitude de ne jouer et de n'improviser que sur ce "refrain", le terme est parfois employé comme synonyme de "thème".
Seuls quelques rares fake books (par exemple, le Vocal Real Book) contiennent les transcriptions intégrales des chansons de Broadway. Dans les autres, on ne trouve que cette partie, sur laquelle les jazzmen ont l'habitude d'improviser.
L'expression "prendre un chorus" signifie prendre un solo sur un thème, quelle que soit sa structure. Prendre deux chorus (ou plus), c'est improviser deux fois de suite (ou plus) sur la grille harmonique du thème. Exemple : au Newport Jazz Festival de 1956, le saxophoniste Paul Gonsalves entre dans l'histoire en jouant 27 chorus successifs sur Diminuendo And Crescendo In Blue (de Duke Ellington).
"Prendre un chorus" peut aussi vouloir dire prendre un solo, quelle que soit sa longueur (un thème, plusieurs fois le thème, une partie d'un thème, sur une "boucle modale", etc.). On utilise parfois le néologisme "chorusser" comme synonyme d'improviser. Par exemple, on dit d'un musicien qu'il "chorusse bien" s'il est bon improvisateur.
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Au piano, cela consiste à jouer, de la main gauche, les notes de basse sur le 1e et le 3e temps, et les accords sur les 2e et 4e temps de la mesure. À la guitare, cela consiste à marquer d'un accord chaque temps de la mesure en accentuant les 2e et 4e temps (type d'accompagnement très prisé dans le jazz manouche).
Par extension, on dit qu'un musicien (pianiste, guitariste,...) "fait la pompe" lorsqu'il accompagne un soliste en marquant bien le tempo.
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Pulsation rythmique intrinsèque du jazz. On peut décrire ce terme comme une approche "ternaire" des groupes de notes notées "binaires". Par exemple, deux croches seront jouées comme un " triolet noire-croche".
Cela procure une sensation de flottement imperceptible, difficilement descriptible avec des mots, et impossible à restituer sur un séquenceur ou une boîte à rythmes !
[u]La définition de Louis Armstrong...[/u]
" - Monsieur Armstrong, qu'est-ce que le swing ?
- Madame, si vous avez à le demander, vous ne le saurez jamais !"
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Mot anglais signifiant "poursuite", et désignant la succession d'au moins deux solistes, improvisant tour à tour sur des portions d'un thème (toutes les 4 mesures, toutes les 2 mesures, etc). Cette formule, où chacun doit "répondre" à une phrase improvisée, est très stimulante pour les participants qui peuvent laisser libre cours à leur inventivité et leur virtuosité.
L'utilisation la plus commune de cette formule est celle qui permet des échanges entre orchestre et batterie. Ce sont les fameux "4-4" où un "soufflant" ou le pianiste improvisent quatre mesures accompagnées par la section rythmique et le batteur "répond" par quatre mesures en solo.
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Nom d'une cadence (suite d'accords) comme le "II-V-I", très répandue dans le jazz, notamment dans les blues et les grilles be-bop.
On la note sous forme d'une suite de chiffres romains, par exemple "I-VI-II-V", sachant que le "I" correspond au premier degré de l'accord, le "VI" au sixième etc.
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De l'anglais "Extended play", ce terme désigne un disque vinyle ou compact d'une durée inférieure à 25 minutes et comprenant de 4 à 7 titres (à mi-chemin entre le "single", 1 à 3 titres, et l'album complet, 8 titres ou plus).
Synonyme : Maxi.
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